À partir du 1er février, la facture d’électricité des Français va légèrement diminuer grâce à la baisse d’une taxe, la contribution tarifaire d’acheminement. Une mesure modeste mais immédiate, qui doit permettre de redonner un peu de pouvoir d’achat aux ménages sans peser sur les finances publiques.
À compter du 1er février, les consommateurs d’électricité verront une légère diminution de leur facture. « J’ai décidé de baisser la contribution tarifaire d’approvisionnement (CTA), qui est un prélèvement présent sur toutes les factures d’électricité française », a expliqué le ministre de l’Industrie, Roland Lescure dans la presse.
Concrètement, le prix de l’abonnement diminuera d’environ 5% par an. Pour un ménage, l’économie restera limitée, mais réelle: une dizaine d’euros sur l’année. Les professionnels fortement consommateurs, comme les artisans boulangers, pourraient quant à eux économiser jusqu’à 200 euros par an. Il s’agit d’une mesure qui représente un effort global de 540 millions d’euros redistribués aux consommateurs.
Un geste sans impact sur les finances publiques
Le gouvernement insiste sur le fait que cette mesure ne pèsera pas sur le budget de l’État. La CTA ne finance pas les dépenses publiques mais le régime de retraite des salariés des industries électriques et gazières, actuellement excédentaire. Sa réduction ne remet donc pas en cause l’équilibre du système.
Roland Lescure reconnaît que cette annonce ne transformera pas radicalement la situation
énergétique des Français, tout en défendant son utilité immédiate : « Nous allons rendre 540 millions d’euros en pouvoir d’achat aux Français. Ne gâchons pas notre plaisir ». Selon lui, il s’agit d’une baisse « efficace, immédiate et sensible », même si elle reste limitée.
Une réforme dans un contexte énergétique en mutation
Cette décision intervient alors qu’un nouveau cadre de fonctionnement du marché de l’électricité est en place depuis le 1er janvier. Baptisé versement nucléaire unique (VNU), ce dispositif vise à stabiliser les prix sur le long terme. Le ministre se veut rassurant: ce changement structurel n’entraînera aucune hausse des factures.
« C’est une assurance qui nous évite des prix trop élevés », affirme-t-il, en référence aux fortes augmentations observées lors de la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. L’ancien système, l’Arenh, n’avait pas permis de protéger efficacement les consommateurs.
Pour le gouvernement, cette baisse de la CTA constitue ainsi « un premier pas concret pour réduire la facture d’électricité », en attendant la présentation prochaine de la feuille de route énergétique nationale, annoncée comme presque finalisée mais dont la date de publication reste inconnue.
Source : notretemps.com